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Johnny Hallyday: la presse internationale rend hommage au «Elvis français»

Johnny Hallyday: la presse internationale rend hommage au «Elvis français»

L’annonce de la mort du rocker provoque une onde de choc au-delà de nos frontières. États-Unis, Malaisie, Angleterre, Espagne, Suisse… Les journaux du monde entier saluent le «monstre sacré de la chanson française».

Johnny Hallyday est décédé d’un cancer des poumons dans la nuit de mardi à mercredi, laissant la France en deuil. Mais pas seulement. La presse du monde entier lui rend hommage ce mercredi matin.

Pour la presse outre-atlantique, la comparaison avec le King sonne comme une évidence. Le New York Times parle ce matin de la «réponse française à Elvis Presley». «Il était la star du rock’n’roll française depuis cinq décennies et a connu huit présidents», continue le quotidien. Les hommages d’Emmanuel Macron et de Céline Dion sont évoqués. Le magazine Variety met en avant «la première et l’unique rock star française». «Il est le premier chanteur gaulois à avoir popularisé le rock’n’roll en France», peut-on y lire. Le Washington Post voit en Johnny «une icône qui a rempli des stades et illuminé la Tour Eiffel avec son déhanché et ses musiques énergiques.» Les chaînes de télévision NBC ou CNN saluent également la carrière de «du French Elvis».

Les journaux asiatiques rendent eux aussi hommage à la star française. «Même s’il n’a jamais été pris au sérieux à l’étranger, Hallyday était de loin le rocker le plus connu de France», écrit le Japan Times. Johnny est décrit dans le quotidien comme celui qui a «cassé les codes de la chanson traditionnelle française» en «invoquant l’esprit rebelle de James Dean». La mort d’un «aspirant Elvis en blouson de cuir», note pour sa part le Malaysian Insight. En Chine, Cyrille Pluyette, correspondant du Figaro, a rapporté à l’aube que les journaux chinois restent pour l’instant timides sur la mort du rocker.

«Une idole» pour la presse européenne

Si la BBC salue la mémoire de la «star française qui a vendu quelque 100 millions de disques, il ajoute que Johnny n’a pas réussi à briser le lucratif marché américain ou d’ailleurs tout autre marché anglophone.»

The Telegraph rappelle avec ironie que le quotidien USA Today l’avait un jour surnommé «la plus grande star dont on n’avait jamais entendu parler.» De son côté, The Daily Star note qu’il était tellement aimé en France que ses fans l’appelaient «notre Johnny». Enfin The Guardian , évoque Hallyday comme la «rock star» et le «patriarche de la pop française», dont les chansons se sont rarement exportées à l’étranger.

Nicolas Barotte, correspondant du Figaro en Allemagne, rapporte que la plupart des sites d’information allemands évoquent le décès du chanteur. Pour Bild, il était une «légende» du rock en France, «un phénomène». «Il incarnait le rêve de liberté et le succès des petits», poursuit Bild en racontant le parcours de Jean-Philippe Smet. Il était «une institution en France», souligne Der Spiegel . «Il avait apporté le rock’n’roll dans le pays», ajoute le journal en situant Johnny Hallyday «entre Joe Cocker, Elvis Presley et Georges Brassens».

Pour la Süddeutsche Zeitung, «il était inspiré par Chuck Berry et Buddy Holly». Le quotidien rappelle aussi que le chanteur avait eu «un timbre en son honneur». Les journaux se souviennent aussi que Johnny Hallyday avait fait son service militaire en Allemagne et qu’il y avait, par la suite, enregistré certains disques.

«Le rocker français», «le Elvis français», «la légende du rock français est mort»… Pierre Avril, correspondant du Figaro à Moscou, souligne que les sites d’information russe consacrent de petits articles factuels au décès de Johny Halliday. Sans avoir connu la notoriété d’autres vedettes hexagonales de la chanson, comme Mireille Mathieu, notre icône nationale était appréciée de la jeune génération soviétique qui avait 30 ans au moment de la chute de l’URSS.

Même son de cloche en Espagne, en Italie ou en Suède. «La vieille canaille est morte» introduit El Pais dans un article. «La France pleure une figure essentielle de la scène musicale», continue le quotidien. «Une légende de son pays», «le symbole de la France» note pour sa part le quotidien El Mundo.» La Vanguardia lui rend également hommage en le qualifiant de «père du rock et du twist.»

«Une des icônes de la musique française», selon le quotidien italien La Stampa. «Une des plus grandes voix françaises s’est éteinte», soulève la Repubblica. «Le premier chanteur français à avoir reçu la légion d’honneur et celui qui a importé le rock à Paris», souligne le Corriere della sera. La mort de Johnny fait même la Une en Scandinavie, «l’artiste français Johnny Hallyday est mort», pouvait-on lire ce matin sur SVT, le France télévision suédois.

«Un mythe» pour la presse francophone

Pour la presse francophone, l’émotion est d’autant plus forte. «Un mythe et une légende», pour le journal belge Le Soir. «Un homme auquel tout un peuple s’était identifié», évoque le quotidien suisse Le Temps . Le journal revient sur la carrière de Johnny Hallyday dans un long article intitulé: «Johnny, requiem pour un feu». Le chanteur français Johnny Hallyday est mort», rapporte plus sobrement sur son site La Tribune de Genève.

Outre-atlantique, Le Journal de Montréal revient lui sur ces moments où Johnny Hallyday «a fait vibrer le Québec». De son côté, Radio Canada rend hommage à «un monstre sacré de la musique populaire française.»

Le Figaro

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